Activités de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2020

woman breastfeeding in office
Le soutien à l’allaitement maternel sur le lieu de travail assure la santé des nourrissons et de leurs mères.

Chaque année, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel présente des milliers d’activités menées dans le monde entier pour promouvoir l’importance de l’allaitement maternel. A&T soutient ces activités dans chaque pays où nous travaillons ainsi qu’au niveau mondial.

Consultez la carte des engagements de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel pour connaître les activités organisées près de chez vous ! Utilisez le formulaire d’engagement pour ajouter vos activités.

Faisons de #2020WBW une tendance sur les médias sociaux ! Rejoignez-nous sur Twitter et Facebook pour en savoir plus sur ces activités et pour partager les vôtres.

Vous trouverez ci-dessous une sélection d’activités de l’initiative A&T pour la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2020. Beaucoup d’autres activités sont prévues – allez sur Twitter pour en savoir plus et en partager d’autres !

28 juillet

Asie du Sud-Est : Désignation d’un Centre d’excellence pour l’allaitement maternel et lancement de la Banque de lait humain (HMB) et de la Clinique de counseling Little Sun IYCF à l’hôpital d’obstétrique et de pédiatrie de Quang Ninh, le premier hôpital du nord du Vietnam à être à la fois désigné comme Centre d’excellence et à lancer une HMB. Le ministère vietnamien de la santé sera présent, et des photos peuvent être consultées ici. Apprenez davantage sur l’initiative des Centres d’excellence.

July 29

Southeast Asia: Q&A Session on breastfeeding on the SUN CSA Cambodia Facebook page in honor of #2020WBW.

29 juillet

Asie du Sud-Est : Session de questions-réponses sur l’allaitement maternel sur la page Facebook de SUN CSA Cambodia en l’honneur du #2020WBW.

30 juillet

Asie du Sud-Est : Lancement du service du réseau Human Milk Bank (HMB) dans la province de Quang Nam au Vietnam. Le service de Human Milk Bank étendra les prestations de la HMB à d’autres provinces, permettant ainsi à un plus grand nombre de donneuses et de bénéficiaires de tirer profit de la HMB.

1er août

#WBW2020 logo

Ethiopie : Des spots télévisés et radiophoniques qui encouragent l’allaitement maternel seront diffusés par les médias et les organes d’information nationaux, régionaux et locaux.

Inde : Le personnel d’A&T et le Directeur pays pour l’Inde, Sebanti Ghosh, ainsi que le Directeur régional d’A&T pour l’Asie du Sud, Thomas Forissier, interviendront lors d’un webinaire mondial sur l’allaitement maternel organisé par une des principales universités indiennes, l’université Maharaja Sayajirao de Baroda, en collaboration avec l’UNICEF, la Fondation Gates, le Réseau indien de promotion de l’allaitement maternel et Nutrition International. Inscrivez-vous ici ; veuillez noter que les heures indiquées sont en heure de l’Inde. Cliquer ici pour lire le programme complet.

Asie du Sud-Est : Lancement de la Fanpage des médias sociaux pour la #6la campaign. La campagne « 6 months mother’s milk is all you need » (« 6 mois de lait maternel, c’est tout ce dont vous avez besoin ») a été coordonnée par Alive & Thrive, l’UNICEF et le Ministère de la Santé et des Sports du Myanmar afin de lutter contre le marketing agressif des marques de lait maternisé et de montrer que l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois est ce qu’il y a de mieux pour les mères, les bébés, les familles et le bien-être national.

2 août

Burkina Faso : Un représentant du Ministère de la Santé sera l’invité à la télévision nationale du Burkina Faso pendant le journal télévisé du dimanche, pour promouvoir la campagne « Plus fort avec le lait maternel uniquement », qui encourage l’allaitement maternel exclusif en Afrique de l’Ouest francophone.

Ethiopie : Distribution de masques de protection contre le COVID-19 avec des messages de promotion de l’allaitement maternel adressés aux bénéficiaires.

Inde : Le Breast Committee of the Federation of Obstetrics & Gynecological Societies de l’Inde organise un webinaire pour célébrer la Semaine mondiale de l’allaitement maternel. Inscrivez-vous ici.

3 août

Nigéria : A&T et le Ministère fédéral de la Santé du Nigéria organisent un webinaire sur le thème Breastfeeding and the Environment: Linkages and opportunities in Nigeria (« Allaitement maternel et environnement : Liens et opportunités au Nigéria »). Outre A&T et le Ministère de la Santé, les intervenants sont Action contre la faim, Nutrition Society of Nigeria, National Agency for Food and Drug Administration and Control. 18 heures, heure d’Afrique de l’Ouest (GMT+1). Inscrivez-vous ici.

Asie du Sud-Est : Désignation de trois nouveaux centres d’excellence pour l’allaitement maternel dans la province de Quang Nam, au Viêt Nam. Voir la carte des hôpitaux du Vietnam qui ont adhéré à l’initiative.

4 août

Inde : Le Global Virtual Symposium on MIYCN (Symposium virtuel mondial sur la NMNJE) se poursuit en ligne, avec différents intervenants. Inscrivez-vous ici ; gardez à l’esprit que les heures indiquées sont en heure de l’Inde. Cliquer ici pour lire le programme complet.

billboard in Nigeria
La campagne Start Strong/Zero Water au Nigéria a permis de sensibiliser la population sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif. A&T et les parties prenantes dans tout le pays profiteront de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel pour promouvoir les messages d’importance vitale de la campagne.

Nigéria : Tables rondes des médias à Lagos pour promouvoir l’allaitement maternel, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel et recadrer l’ANJE dans le contexte de l’ère du COVID-19. La première table ronde s’adresse aux acteurs étatiques et techniques, pour discuter des questions d’allaitement et des pratiques durables d’ANJE dans le contexte du COVID-19 et du changement climatique ; le Ministère de la Santé de l’Etat et la Commission des services de santé de l’Etat de Lagos participeront à la table ronde. La deuxième table ronde s’adresse aux parties prenantes et aux bénéficiaires de la communauté, tels que les mères qui allaitent exclusivement, les prestataires de services, les accoucheuses traditionnelles et les tutrices d’allaitement.

Nigéria : Table ronde des médias dans l’Etat de Kano, avec les médias de l’Etat, pour souligner l’importance de l’allaitement maternel à l’heure du COVID-19 et du changement climatique. Son Excellence le Gouverneur de l’Etat de Kano, ainsi que les commissaires à l’information et à la santé de l’Etat, seront présents.

Asie du Sud-Est : Première vidéo d’A&T et de notre partenaire l’UNICEF, pour sensibiliser au soutien de l’allaitement sur le lieu de travail en Asie du Sud-Est.

5 août

Au niveau mondial : les principaux dirigeants mondiaux examineront les raisons pour lesquelles l’investissement en faveur d’un soutien qualifié pour l’allaitement maternel est essentiel en vue d’obtenir des résultats équitables en matière de santé dans le cadre du séminaire en ligne « Parvenir à l’équité en matière de santé : apporter systématiquement un soutien qualifié pour l’allaitement maternel « , parrainé par le Global Breastfeeding Collective, l’OMS et l’UNICEF.  Le public comprendra des bailleurs de fonds, des organisations chargées de la mise en œuvre et des représentants de gouvernements nationaux. Le webinaire se déroulera en anglais et l’interprétation simultanée sera assurée en arabe, en espagnol, en français et en russe. Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquer ici.

Asie du Sud-Est : #healthierbabies #healthierplanet TikTok dance challenge où des mères, des familles et des jeunes couvriront une compilation (compétition) ? de danse, initiée par un célèbre danseur. Cette activité vise à renforcer les messages clés que tout le monde peut s’impliquer dans la promotion de l’allaitement maternel et que soutenir l’allaitement maternel, c’est protéger notre propre planète.

6 août

Inde : Un webinaire réunissant des médecins du secteur privé et le gouvernement indien poursuit une série d’activités qui impliquent les associations professionnelles de la nutrition des mères, des nourrissons et des jeunes enfants. CARE, la Federation of Obstetrics & Gynecological Societies of India, et l’Indian Academy of Pediatrics participent au webinaire.

Asie du Sud-Est : Réunion de plaidoyer avec la Confédération générale du Travail du Vietnam pour plaider en faveur de changements de politique exigeant des salles d’allaitement maternel sur les lieux de travail de la ville de Hanoi et de la province de Dong Nai. La Fédération générale du Travail, l’Union des femmes, ONU Femmes, GIZ, Care International, SUN CSA Viet Nam et les médias populaires du Vietnam seront présents.

7 août

Nigéria : Des personnes ressources clés des secteurs de la nutrition et de l’ANJE dans l’Etat de Lagos apparaîtront dans des programmes télévisés en direct pendant 3 jours – les 3, 5 et 7 août – pour discuter de l’allaitement maternel et de l’environnement et faire la publicité de la campagne Start Strong/Zero water. Les trois programmes télévisés sont les suivants : 1) Guides to planet-friendly breastfeeding practices in a developing country like Nigeria (Guides sur les pratiques d’allaitement maternel respectueuses de la planète dans un pays en développement comme le Nigéria), 2) “Breastfeeding: Nature’s drink with superior packaging” (« L’allaitement maternel : La boisson naturelle avec un emballage de qualité supérieure ») et 3) Start Children strong on the world’s healthiest fast food : Breastmilk (Donner un bon départ aux enfants avec le fast food le plus sain du monde : le lait maternel)

9 août

Burkina Faso : Des représentants d’A&T et de l’UNICEF parleront de la campagne « Plus fort avec le lait maternel uniquement », qui promeut l’allaitement maternel exclusif en Afrique de l’Ouest francophone, dans une émission télévisée.

Une étude montre des variations dans les conseils donnés en matière d’allaitement durant le COVID-19 au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie.

Lors de l’apparition de maladies contagieuses, la crainte que les mères infectées transmettent la maladie à leurs nouveau-nés devient souvent une préoccupation. Au départ, les experts de la santé publique ont conseillé de séparer les mères infectées du COVID-19 de leurs bébés.

breastfeeding guidance changed as pandemic unfolded

Les recherches menées jusqu’à présent montrent que les mères atteintes du COVID-19 ne le transmettent pas à leur enfant par le lait maternel. Un examen des documents d’orientation à travers le monde effectué par Alive & Thrive a montré que les premières orientations données se sont largement répandues.

A&T a examiné 33 documents d’orientation publiés dans le monde entier entre le 1er mars et le 30 avril 2020. L’analyse a révélé une grande diversité de recommandations relatives aux soins maternels et néonatals post-partum et a été présentée lors de la conférence “COVID-19 – Ensuring Safe Breastfeeding and Newborn Care: Lessons from Countries,” un webinaire mondial organisé début juillet par le Nurturing Care Coordinating Group : UNICEF, OMS, le groupe de la Banque mondiale, le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, et le Réseau d’action pour le développement de la petite enfance.

Cette recherche non publiée a montré que :

  • Moins d’un document d’orientation sur trois recommande le contact peau à peau pour les bébés de mères suspectées ou confirmées atteintes du COVID-19
  • De nombreux documents d’orientation recommandent d’isoler de leur nouveau-né les mères dont l’infection au COVID-19 est confirmée ou suspectée
  • La plupart des documents d’orientation recommandent la fourniture de lait maternel exprimé lorsque la tétée directe du lait de la mère n’est pas possible, tandis que peu de ces documents mentionnent le lait humain provenant de donneuses
  • Peu de documents d’orientation ont abordé le besoin de soutien psychologique pour les mères et les nourrissons séparés

Les variations constatées dans l’examen des documents d’orientation découlent des divergences dans les orientations publiées par les diverses autorités au fur et à mesure du déroulement de la pandémie.

En février, le Consensus chinois, le Centers for Disease Control américain et le Collège américain des obstétriciens et gynécologues ont recommandé chacun de son côté la séparation des mères et des nourrissons et l’interdiction ou l’empêchement de l’allaitement. En mars, cependant, le Collège royal des sages-femmes et l’Organisation mondiale de la Santé ont recommandé séparément que les mères et les nourrissons soient maintenus ensemble et que l’allaitement maternel soit explicitement soutenu.

Les directives préconisant la séparation des mères et des nourrissons font écho à la réponse apportée à l’épidémie du VIH/sida dans les années 1980, une coïncidence qui n’est pas passée inaperçue.

La pandémie du COVID-19 a un impact important sur les systèmes de santé, ce qui nécessite une réponse concertée

Dans le monde entier, le COVID-19 a gravement affecté les services de santé publique, en exerçant une pression sans précédent sur les systèmes de santé qui, dans de nombreux pays, manquent de ressources et sont mal équipés.

c-section delivery Viet Nam COVID-19
Accouchement de jumeaux par césarienne au Viet Nam pour une mère soupçonnée d’avoir COVID-19. A&T a aidé les hôpitaux à mettre en œuvre des mesures visant à réduire les risques de propagation du COVID-19.

Comme la pandémie a bouleversé la vie quotidienne, Alive & Thrive a travaillé avec le gouvernement et d’autres partenaires pour concevoir des réponses efficaces, en fournissant une assistance technique pour l’allaitement maternel et le maintien des services essentiels de NMNJE.

Allaitement maternel

Au fur et à mesure que la pandémie se développait, les directives concernant l’allaitement maternel ont changé. Les premières directives, publiées en février, provenaient du Consensus chinois et recommandaient de séparer les mères et leurs enfants en raison du risque d’infection.

Mais à la mi-mars, les experts ont convenu que l’allaitement maternel ne présentait pas de risque significatif de transmission. L’évolution rapide de la situation a nécessité des efforts concertés pour s’assurer que les gouvernements et leurs partenaires fournissent des informations cohérentes et correctes.

Une étude effectuée par A&T des documents d’orientation provenant du monde entier a confirmé que les orientations n’étaient pas concordantes. Ces résultats ont été partagés avec les parties prenantes, notamment lors d’un webinaire mondial.

La participation d’A&T aux organismes qui conseillent les gouvernements des pays où A&T travaille a facilité le partage rapide des dernières recommandations de l’OMS. Et dans un cas – celui des banques de lait humain – A&T a soutenu la formation d’un réseau mondial en ligne des parties prenantes des HMB qui dirige maintenant les efforts visant à promouvoir l’utilisation des banques de lait humain, notamment en lançant un appel à l’action.

« Le renforcement des systèmes de banques de lait humain est nécessaire pour garantir que l’approvisionnement sûr en lait de donneuses reste une composante essentielle des soins précoces et essentiels aux nouveau-nés lors des soins de routine ou des scénarios d’urgence, tels que les catastrophes naturelles et les pandémies » – Extrait du Call to Action of the Virtual Communication Network of milk bank leaders (Appel à l’action du réseau de communication virtuel des responsables de banques de lait)

Au Niger, le groupe technique sur la nutrition, un organe consultatif composé de partenaires du domaine de la nutrition, dont A&T, a soutenu l’élaboration de documents d’orientation de l’ANJE qui soulignent l’importance de l’initiation précoce de l’allaitement maternel, de l’allaitement maternel exclusif, d’aliments appropriés pour l’alimentation complémentaire et de l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans.

India poster COVID guidance
A&T a aidé les responsables de la santé publique en Inde à produire du matériel comme cette affiche pour sensibiliser les gens aux dernières directives sur l’allaitement maternel et le COVID-19.

Le groupe a également soutenu, avec l’UNICEF et la Direction de la nutrition, une déclaration commune sur la nutrition des enfants appelant à des efforts concertés dans tout le système de santé et les secteurs privé et public pour partager les dernières recommandations en matière d’allaitement maternel dans le contexte du COVID-19. Il a également inclus des alertes concernant la commercialisation des substituts du lait maternel qui, selon certains témoignages, semble avoir augmenté pendant la pandémie dans les pays où A&T a des programmes.

Dans le même temps, le bureau d’A&T Asie du Sud-Est a fourni des données probantes et des références mises à jour sur l’allaitement maternel au National Nutrition Cluster aux Philippines, à la Scaling-Up Nutrition Civil Society Alliance au Viet Nam et aux hôpitaux partenaires. Au Nigéria, A&T a aidé la National Agency for Food and Drug Administration and Control (NAFDAC) à sensibiliser les médias aux recommandations de l’OMS et au code BMS.

A Madagascar, A&T a également fourni des conseils concernant l’application du Code BMS et a contribué à la planification des activités visant à faire appliquer le Code. En Inde, A&T a aidé les associations professionnelles nationales à diffuser des informations sur l’allaitement maternel par le biais d’un webinaire de trois jours qui a touché plus de 700 professionnels de la santé sur l’allaitement maternel et le COVID-19, en se concentrant également sur les violations du Code BMS, appelé dans le pays Infant Milk Substitutes (IMS) Act, (i.e. Loi sur les substituts du lait maternel).

Réponse du système de santé et maintien du programme NMNJE

L’assistance technique a également aidé les systèmes de santé à réagir et a soutenu les gouvernements pour maintenir les services de NMNJE, un besoin critique à la lumière de la remontée en flèche prévue de la malnutrition dans le monde, en particulier en Afrique de l’Ouest.

Après qu’il soit devenu évident que le COVID-19 a entraîné une baisse importante du nombre de personnes en quête de services dans les établissements de santé, le gouvernement éthiopien a mis sur pied un groupe de travail national. En tant que membres de ce groupe, les experts d’A&T ont conçu puis soutenu le gouvernement dans l’utilisation de listes de contrôle d’évaluation rapide pour évaluer l’état de la prestation des services de NMNJE et fournir des conseils aux travailleurs de première ligne pour qu’ils continuent à offrir les services non liés au COVID-19.

« Les services de la plupart des établissements sanitaires ont été considérablement perturbés », a déclaré le Dr Abdulaziz Oumer, Directeur national d’A&T. « Certains établissements avaient fermé par manque d’équipements de protection individuelle et les mères ont cessé de venir pour les services en raison de la panique. »

Les évaluations ont permis de mieux comprendre l’ampleur du problème et ont débouché sur une campagne médiatique concertée et la fourniture d’équipements de protection individuelle. Ces efforts ont également conduit à l’élaboration d’un plan d’action ciblé visant à renforcer les soins prénatals, les soins postnatals, les soins à l’accouchement et les services de santé et de nutrition infantiles.

maternity ward Ethiopia
Dans toute l’Ethiopie, la crainte du coronavirus a entraîné une baisse significative des visites dans les établissements sanitaires, comme en témoignent les lits vides de cette maternité normalement très fréquentée lors de nos récentes visites d’évaluation. Par crainte de contracter le coronavirus, certaines femmes enceintes ont peut-être accouché à domicile, ce qui présente des risques.

La réaction rapide en Asie du Sud-Est a permis aux hôpitaux de maintenir les soins précoces et essentiels aux nouveau-nés malgré l’augmentation des cas de COVID-19, qui remplissaient initialement les hôpitaux jusqu’à pleine capacité. Lors d’une présentation qu’elle a faite au cours d’un webinaire de l’OMS, l’équipe d’A&T Asie du Sud-Est a exposé l’assistance technique qu’elle a fournie aux hôpitaux pour mettre en place des zones séparées afin de traiter les cas suspects de COVID-19, mettre en œuvre des mesures pour gérer les admissions et adopter la distanciation sociale, entre autres stratégies.

En Inde et au Bangladesh, le soutien technique apporté au gouvernement et aux partenaires en matière de NMNJE pendant le COVID-19, en étroite collaboration avec l’UNICEF, l’USAID, l’Organisation mondiale de la Santé et la Banque mondiale, a notamment consisté à diffuser des documents sur l’allaitement maternel, des informations sur la manière d’initier en toute sécurité l’alimentation complémentaire et des conseils sur la poursuite des services de nutrition pendant le COVID-19.

Au Burkina Faso, A&T a travaillé directement avec le Ministère de la Santé pour élaborer des documents et des publicités radiophoniques sur l’ANJE et le COVID-19, et a collaboré avec des radios communautaires pour discuter du COVID-19 et de l’ANJE dans six régions sanitaires, tout en partageant les connaissances et les informations et en répondant aux questions des auditeurs lors d’émissions téléphoniques en direct.

Mise à jour sur la recherche : trois nouveaux articles de journaux exploitent les données d’Alive & Thrive

Depuis sa création il y a 10 ans, Alive & Thrive a publié près de 100 articles dans des revues évaluées par des pairs. Ces contributions au savoir mondial éclairent les efforts visant à améliorer les programmes de nutrition des mères, des nourrissons et des jeunes enfants. Nous complétons maintenant notre résumé annuel de recherche (voir celui de 2019 ici) avec une rétrospective trimestrielle.

L’analyse secondaire des données de la Phase 1 de l’initiative Alive & Thrive (2008 à 2013) a permis d’obtenir de nouvelles informations sur les interventions de communication pour le changement de comportement, qui ont été publiées dans deux revues évaluées par des pairs.

Différentes combinaisons d’interventions pour le changement de comportement et la fréquence des contacts interpersonnels sont associées aux pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant au Bangladesh, en Ethiopie et au Viet Nam.
Publié dans Current Developments in Nutrition en décembre 2019, ce rapport a démontré que l’exposition aux interventions a un impact important, mais que la combinaison des interventions de changement de comportement et le nombre de contacts interpersonnels de two new journal articlescounseling nécessaires pour soutenir le changement de comportement en matière d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants sont spécifiques au contexte. En Ethiopie, l’exposition à la communication interpersonnelle (CIP) avec d’autres interventions a été associée à de meilleures chances d’atteindre une fréquence de repas minimale, une diversité alimentaire minimum, et la consommation d’aliments riches en fer. Au Vietnam, l’exposition à la communication interpersonnelle seule ou avec les médias a été associée à de meilleures chances d’allaiter exclusivement au sein. Des visites quasi mensuelles ont été associées à des chances 2 à 3 fois plus élevées de pratiquer la CIP au Bangladesh et en Ethiopie. Au Vietnam, même une seule visite de CIP était associée à une probabilité deux fois plus élevée d’AME.

L’intervention nutritionnelle utilisant la communication sur le changement de comportement sans apport matériel supplémentaire a augmenté les dépenses sur les principaux groupes d’aliments au Bangladesh.
Ce rapport publié en janvier dans le Journal of Nutrition, a démontré que les bénéficiaires de l’intervention intensive ont mobilisé des ressources supplémentaires pour améliorer leur régime alimentaire, ce qui s’est traduit par une augmentation des dépenses et de la consommation des aliments promus. La recherche ne fournit aucune preuve d’une réaffectation des ressources des dépenses non alimentaires vers les dépenses alimentaires et suggère que les mères ont plutôt cherché des moyens d’augmenter leurs ressources afin de pouvoir nourrir leurs enfants correctement, tels que l’augmentation d’activités rémunératrices et (potentiellement) la réduction des investissements dans des bijoux en or – un actif durable traditionnel pour les femmes en Asie du Sud.

Les événements sociaux, économiques et politiques affectent l’égalité des sexes en Chine, au Népal et au Nicaragua: une étude de séries chronologiques appariées et interrompues.
Ce rapport publié en janvier dans Global Health Action, suggère que des environnements sociaux et politiques favorables peuvent jouer un rôle important dans l’autonomisation des femmes. En utilisant l’indice d’écart entre les sexes du Rapport Global Gender Gap (2006-2017) du Forum économique mondial, un examen des principaux événements sociaux, économiques et politiques en Chine, au Népal et au Nicaragua au cours de la période 2006-2017 a révélé que ces événements contribuent à expliquer les tendances en matière d’équité entre les sexes dans les pays. Les améliorations en matière d’équité et d’autonomisation des femmes font à leur tour progresser les droits de l’homme et favorisent la santé et le bien-être des individus, des ménages, des communautés et des pays.

Dépression maternelle : Rôle potentiel de la nutrition dans sa prévention et son traitement

La recherche continue d’éclairer le rôle de la nutrition dans la dépression maternelle. Un nouveau dossier technique Alive & Thrive, préparé par le Dr Pamela Surkan et Farah Behbehani, présente ce que nous savons du rôle de la nutrition dans la prévision et la prévention de la dépression maternelle.

Il est essentiel de comprendre le rôle: la dépression maternelle est associée à une morbidité maternelle accrue, à de moins bons soins personnels, et elle a des conséquences néfastes importantes pour les nourrissons et les enfants. Par exemple, une étude méta-analytique axée sur les pays à revenu faible ou intermédiaire (PRITI) a révélé un risque accru d’environ 50% pour l’insuffisance pondérale et de 40% pour le retard de croissance chez les enfants dont la mère souffrait de dépression élevée.

« Nous savons que la nutrition est importante pour le développement du cerveau et joue un rôle dans la physiopathologie de la dépression », ont déclaré les auteurs. « Mais nous avons encore beaucoup à apprendre sur les liens spécifiques entre la nutrition et la dépression maternelle et ce mémoire présente également des domaines de recherche et d’action futures. »

Le besoin de poursuivre les recherches dans les PRFM est particulièrement important. Alors que des études dans des pays à revenu élevé indiquent qu’environ 10% des femmes enceintes et 13% de celles qui ont accouché souffrent d’un certain degré de dépression, la prévalence chez les femmes vivant dans les PRFM n’est que récemment devenue le sujet de recherche et est estimée être même plus haute.

Le mémoire discute également des interventions et des plates-formes pour lutter contre la dépression maternelle dans les systèmes de santé. Diverses stratégies sont mises en œuvre pour lutter contre la dépression maternelle, notamment les thérapies psychologiques, le soutien communautaire et la réduction de la pauvreté. Les approches faisant appel à des agents de santé non spécialisés et communautaires supervisés dans les PFR-PRI ont donné des résultats prometteurs et pourraient potentiellement offrir des plateformes d’intégration des interventions nutritionnelles. De futures recherches devraient également être menées pour mieux comprendre, et potentiellement exploiter, les façons dont les interventions nutritionnelles pourraient être utilisées.

Le mémoire résume également la recherche sur la nutrition et la dépression maternelle. Dans l’ensemble, les études fournissent des preuves solides que la nutrition affecte la dépression maternelle. Mais la recherche sur les impacts des mesures préventives et le rôle de nutriments spécifiques n’a pas été concluante.

« Nous devons mieux comprendre l’impact de la nutrition dans la dépression maternelle et le potentiel des interventions pour remédier aux carences », a déclaré le Dr Surkan. « Certains nutriments pourraient jouer un rôle dans le développement de la dépression maternelle, mais seules plus de recherches nous diront l’étendue de leur impact. »

Le plaidoyer pour accroître les investissements dans la nutrition maternelle atteint des acteurs de haut niveau et des journalistes en Ethiopie

La présidente de l’Ethiopie a prononcé un discours d’ouverture lors d’une des nombreuses manifestations sur la maternité sans risques organisées dans toute l’Ethiopie où A&T a fait la promotion de la nutrition maternelle et plaidé auprès des décideurs de haut niveau sur les avantages considérables d’investir dans la nutrition.

Sahlework Zewdie, president of Ethiopia
La présidente de l’Ethiopie, Mme Sahlework Zewdie, a prononcé un discours d’ouverture lors d’un atelier de sensibilisation de haut niveau organisé par Alive & Thrive en février.

Les manifestations comprenaient un atelier à l’intention des journalistes qui a donné lieu à des reportages à la radio, à la télévision et dans les journaux sur l’importance de la nutrition maternelle. La première manifestation, une commémoration nationale, a mis en vedette Mme Sahlework Zewdie, Présidente de l’Ethiopie, dont les remarques ont porté sur la bonne nutrition pendant la grossesse et l’allaitement.

Lors d’une autre manifestation, Abdiwahab Mohamed, Directeur adjoint du Bureau régional de la santé de Somalie, a reconnu que la nutrition maternelle était l’une des interventions clés pour assurer une maternité sans risques. Lors d’une manifestation organisée par le Bureau régional de la santé d’Amhara, qui a réuni des responsables de programmes, des gestionnaires d’établissements et des prestataires de soins maternels et infantiles, les participants se sont concentrés sur les questions de la maternité sans risques.

L’atelier sur les médias a réuni 30 journalistes et rédacteurs en chef de divers médias privés et a mis l’accent sur l’importance de la nutrition maternelle. A la suite de l’atelier, les reporters radio ont produit trois programmes et les spécialistes techniques d’A&T ont fourni des informations et des points de vue en tant qu’invités dans le cadre de programmes télévisés nationaux. L’Ethiopian Herald, un journal national populaire, a également publié un article intitulé Nutrition intervention for mothers’ safety.

Des responsables de la santé d’Afrique de l’Ouest découvrent le succès de la campagne « Start Strong/Zero Water » au Nigeria

Des représentants des ministères de la santé du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal ont rencontré des responsables de la santé, des experts en communication et des autorités communautaires lors d’une visite de six jours au Nigéria organisée et animée par Alive & Thrive.

health officials from Burkina Faso, Cote
Des responsables de la santé du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal en visite au Nigéria avec le soutien d’Alive & Thrive en février.

Cette visite d’échange a permis aux délégations d’en apprendre davantage sur la campagne de sensibilisation « Start strong/zero water » et sur la conception et le lancement de telles campagnes nationales sur la nutrition des nourrissons, des jeunes enfants et des mères. A ce jour, des milliers de publicités radio et TV ont été diffusées dans 11 Etats, touchant des millions de femmes. Plusieurs stations de radio et de télévision ont fait don de leur temps d’antenne pour diffuser ces publicités et une chaîne YouTube a été créée avec le soutien d’A&T.

Les délégations ont visité des établissements sanitaires à Lagos et Kaduna où elles ont rencontré des agents de santé des établissements et de la communauté, des femmes enceintes et des mères d’enfants de moins de deux ans. Elles ont également rencontré la société de publicité qui a élaboré les supports de la campagne avec A&T et le gouvernement du Nigéria, et ont rencontré la Première Dame de Kaduna, une fervente partisane de la campagne, qui leur a expliqué comment elle avait amené le gouvernement de l’Etat de Kaduna et les principales parties prenantes à travailler avec A&T sur la campagne.

Ils ont notamment discuté des personnes qui ont participé à l’élaboration et au lancement de la campagne, des principaux partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la campagne, des défis rencontrés lors de la mise en œuvre, des différents canaux et approches utilisés, et des stratégies les plus efficaces de la campagne.

Le cours en ligne offre un accès mondial à de précieuses informations sur la nutrition

Nader Aboulebdeh a découvert « Investir dans la nutrition des enfants « , le cours d’apprentissage en ligne qu’Alive & Thrive a élaboré avec divers partenaires, grâce à son superviseur à Action contre la faim, l’organisation humanitaire mondiale.

Nader Aboulebdeh
« C’était tout à fait parfait », a déclaré Nader, une d’une douzaine de personnes qu’Alive & Thrive a récemment contactées pour en savoir plus sur leurs expériences d’apprentissage en ligne avec  » Investing in Child Nutrition ».

« Honnêtement, c’était tout à fait parfait », a déclaré Nader, aujourd’hui responsable de la nutrition au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Syrie. Après l’avoir suivi « J’étais au bureau, je courais partout et je demandais aux gens: « Avez-vous suivi ce cours? »

« Le cours est très utile, je le recommande. Avec l’apprentissage en ligne, vous avez la liberté de lire les documents à tout moment, ce qui est particulièrement important en ce moment avec le COVID-19. »

Nader fait partie des quelque 1.200 personnes dans le monde qui se sont inscrites à « Investir dans la nutrition des enfants » depuis son lancement l’année dernière. Alive & Thrive a récemment contacté plusieurs utilisateurs en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis qui ont fait écho à son évaluation, affirmant que le contenu avait amélioré leurs connaissances et leurs compétences.

« Je travaille avec le Ministère de la Santé et j’utilise une grande partie des informations techniques que j’ai apprises du cours », a-t-il déclaré. « Techniquement, c’est très complet – le cours couvre tous les aspects de l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, de l’allaitement maternel jusqu’au suivi de la croissance, et il comprend des informations pour des contextes spécifiques tels que le VIH. »

En collaboration avec l’UNICEF et un réseau mondial d’experts, Alive & Thrive a élaboré le cours en s’appuyant sur le cours combiné de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – Combined Course on Growth Assessment and Infant and Young Child Feeding Counselling (Evaluation de la croissance et counseling en alimentation du nourrisson et du jeune enfant), ainsi que sur des contenus complémentaires de l’OMS, de l’UNICEF, du Global Health Media Project et du Raising Children Network (Australie). Il est gratuit et disponible en français et en anglais.

Le cours comprend 10 modules qui couvrent une variété de sujets concernant l’ANJE, y compris l’allaitement maternel, l’alimentation complémentaire, l’évaluation de la croissance, le VIH et l’alimentation du nourrisson, et les politiques et programmes.

Zephenia Gomora
Zephenia Gomora a pris connaissance des résolutions ultérieures de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la promotion des substituts du lait maternel grâce au cours d’apprentissage en ligne, et il a utilisé ses nouvelles connaissances pour éclairer la révision de la législation sur les BMS au Zimbabwe.

Pour les personnes interrogées, le contenu du cours a eu une utilisation pratique importante dans leur travail, ont-ils déclaré. A Harare par exemple, Zephenia Gomora, un spécialiste de la nutrition (NMNJE) à l’UNICEF, a déclaré qu’il avait utilisé les informations concernant le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel pour éclairer les efforts visant à améliorer le contrôle et l’application du Code au Zimbabwe.

« J’ai pris connaissance des résolutions ultérieures de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la promotion des substituts du lait maternel, y compris la Résolution 69.9 de l’AMS », a déclaré Gomora. « Cette année, nous examinons comment nous pouvons réviser le Statutory Instrument 46 de 1998 et adapter les résolutions ultérieures de l’AMS et l’actualiser. J’ai personnellement appris cet aspect du cours. »

Gomora a ajouté que la structuration du cours l’avait également impressionné.

« Je pense que le cours est très convivial et j’ai aimé la façon dont il a été structuré et la façon dont les informations sont transmises », a-t-il déclaré. « Les photos, les vidéos, les animations, les clips audio – ils vous interpellent. Vous pouvez également donner votre avis au fur et à mesure. Les quiz de fin de module m’ont incité à en apprendre davantage. »

Rita Abi Akar, nutritionniste en santé publique qui vit à Londres et travaille sur la nutrition avec diverses organisations non gouvernementales internationales, a également été impressionnée.

« J’ai déjà recommandé le cours à beaucoup de gens », a déclaré Akar. « C’est un cours essentiel si vous travaillez dans le domaine de la nutrition humanitaire. Il ajoutera beaucoup à vos connaissances. »

Rita Abi Akar
Rita Abi Akar animant un atelier sur la sécurité alimentaire et l’hygiène à Chebaa, au sud du Liban. Le contenu de « Investir dans la nutrition des enfants » était plus complet qu’elle ne s’y attendait, a-t-elle déclaré.

Pourtant, elle n’était pas convaincue que ce serait le cas lorsqu’elle s’est inscrite au cours.

« Je n’étais pas sûre du contenu », a-t-elle déclaré. « Je suis titulaire d’une licence en nutrition et diététique et d’un master en nutrition de santé publique. J’avais peur que certaines informations soient redondantes. Mais j’ai été surprise – le contenu était très bon et il a ajouté à ce que je sais ».

Au Soudan du Sud, John Riak est responsable du programme de nutrition des mères, des nourrissons et des jeunes enfants pour le Tear Fund dans l’Etat de Jonglei. Une centaine de femmes participent à ce programme, bien que la portée des informations du programme sur la nutrition s’étende bien au-delà des femmes, jusque dans la communauté, dit-il.

Le cours a ajouté à ses connaissances, en particulier sur la nutrition préventive, le suivi et la promotion de la croissance, a-t-il déclaré. Riak est un candidat au Master of Public Health Leadership (MPHL) Save the Mothers à l’Université chrétienne de l’Ouganda.

« C’est très clair quand vous lisez », déclare Riak. « Avec les vidéos, les clips audio et les transcriptions, si vous êtes attentif, ça vous permet de comprendre. »

John Riak
John Riak a achevé le cours « Investir dans la nutrition des enfants » dans son bureau de l’Etat de Jonglei, au Soudan du Sud. « C’est très clair quand vous lisez », déclare Riak. « Avec les vidéos, les clips audio et les transcriptions, si vous êtes attentif, ça vous permet de comprendre. »

Le cours a un énorme potentiel, en particulier si l’accès peut être étendu aux agents de santé dans les endroits où il n’y a pas d’accès à Internet, a-t-il ajouté.

« Ce cours aidera les agents de santé », a déclaré Riak. « Au Soudan du Sud, la plupart de ceux qui travaillent dans le secteur de la santé, peut-être la moitié d’entre eux, n’ont pas fait d’études supérieures. Beaucoup d’entre eux abandonnent leurs études et se retrouvent dans le système en tant que préposés ou assistants, ce qui leur permet d’acquérir une certaine expérience ».

« Ils veulent apprendre, mais l’accès à Internet est un problème. La meilleure façon serait bien sûr en ligne. Mais si le cours était disponible hors ligne, cela les aiderait et ils apprécieraient. »

Haley Brightman, chargée de programme senior à l’URC et MPH en santé mondiale, a également exprimé son intérêt pour l’amélioration de l’accès au programme gratuit.

« Je sais que le cours est davantage axé sur les professionnels de la santé – les agents de santé communautaires – ce qui est important », déclare Brightman. « Je suis curieuse de savoir comment il est promu auprès des travailleurs de la santé dans ces milieux. »

Actuellement, le cours n’est accessible qu’aux personnes ayant accès à Internet. Mais cela pourrait changer à mesure que le cours est déployé, a déclaré Roger Mathisen, Directeur du programme Alive & Thrive pour l’Asie du Sud-Est, qui a supervisé la conception et l’élaboration du cours.

« Nous sommes conscients que la connectivité à Internet a un impact sur l’accès », a déclaré Mathisen. « C’est une question que nous espérons aborder avec nos partenaires. »

Présenter des versions du cours dans d’autres langues et l’adapter à différents contextes culturels sont d’autres domaines qu’Alive & Thrive est en train d’explorer, a-t-il ajouté.

Une boîte à outils de soutien à l’allaitement sur le lieu de travail a été approuvée au Myanmar pour créer des lieux de travail favorables à l’allaitement maternel

Le ministère de la Santé et des Sports du Myanmar et le ministère du Travail, de l’Immigration et de la Population ont approuvé et avalisé en février la boîte à outils et le module de formation sur le soutien à l’allaitement.

La boîte à outils de soutien à l’allaitement sur le lieu de travail d’Alive & Thrive comprend divers matériels destinés à aider les entreprises à soutenir l’allaitement sur le lieu de travail.

Confrontées à un soutien à l’allaitement maternel faible ou inexistant sur leur lieu de travail, les femmes peuvent quitter le marché du travail, choisir de ne pas allaiter leurs enfants, ou utiliser des espaces dangereux ou insalubres pour allaiter – chacune de ces options pouvant entraîner des résultats négatifs importants. Les ministères ont donné leur approbation après des essais pilotes, des formations et un suivi sur trois sites (deux entreprises privées et un bureau gouvernemental).

Ces trois sites disposent actuellement de programmes opérationnels de soutien à l’allaitement, y compris des espaces et des pauses pour l’allaitement. A&T travaille avec l’UNICEF pour finaliser un plan de diffusion des matériels.

En outre, A&T facilite la mise en place d’une équipe de formateurs de base pour les décideurs et les responsables de politiques, en collaboration avec la Business Coalition for Gender Equality, et pour les mères qui travaillent, en collaboration avec le Yangon Regional Health Department. Le déploiement des outils sur d’autres sites de travail est prévu durant toute l’année 2020.

Celebrating World Day of Human Milk Donation

Alive & Thrive is pleased to join partners around the world to celebrate World Day of Human Milk Donation. The photo mosaic featured in the video below is a tribute to human milk donors and professionals working together across the world to promote human milk donation.

Globally, an estimated 15 million babies are born prematurely every year and prematurity is the leading cause of death in children under 5. Making safe, pasteurized donor milk available to all at-risk, sick, and premature infants worldwide without access to their own mothers’ milk saves lives. Donor milk can also act as a bridge to support mothers who need time and help to be able to establish their own milk supply and breastfeed their babies.

This year, milk bank leaders have come together to build a global alliance to enable sharing of optimal practices in milk banking, which is especially important during the unprecedented challenges faced during the COVID-19 pandemic.

“The gift of breastmilk lies at the heart of the work of human milk banks” said Gillian Weaver, Co-Founder of the Human Milk Foundation and a leader of the Global Alliance of Milk Banks and Associations. “Almost 700 milk banks operate in 65 countries around the world. On this special day, all who support and benefit from their work can come together to celebrate the unique donation that milk donors make to other mothers and their premature sick infants. Every drop really does make a difference!”

“A human milk bank is an essential component of breastfeeding-friendly health systems, giving all at-risk infants access to the benefits of breast milk when they need it most.” said Roger Mathisen, Program Director of Alive & Thrive’s Southeast Asia office. “The global alliance now has more than 80 members from 36 countries who have come together to create a global milk bank movement in support of breastfeeding.”

Read more about human milk banking in this Lancet article: Maintaining safety and service provision in human milk banking: a call to action in response to the COVID-19 pandemic